Remarques un peu amères d'un vieux chnoque et néanmoins cofondateur d'une merveilleuse association fondée sur l'altruisme, le don de soi, l'envie de faire partager à la fois des valeurs et des besoins d'évasion pour tous les « accidentés de la vie ».
Je pense sincèrement, sans forfanterie, pouvoir dire que nous avons eu le bonheur de faire partager une semaine exceptionnelle à plus de 800 personnes, pour la plupart, cantonnées dans leur train-train quotidien « d'handicapé », dont un certain nombre a pu rebondir et envisager la vie avec une autre énergie en sachant que l'impossible n'est qu'une évaluation négative des choses, qui peut s'améliorer pour peu que l'on ait pu voir que nos capacités individuelles sont souvent sous évaluées.
Ces valeurs me tiennent à cœur et mon espoir était de les transmettre à tous les acteurs de cette semaine de raid.
Je suis obligé de constater qu'il n'en est pas tout à fait ainsi malheureusement.
Il est vrai que cet engagement coûte en temps, en vacances, un peu d'argent également mais j'imaginais que la vision de certains sourires, progrès physiques ou psychologiques chez nos amis participants étaient des récompenses suffisantes pour compenser les petites contraintes ?
Je suis déçu que certains imposent leurs desiderata en choisissant de partir à leur gré exclusif, sans penser à nos amis participants risquant de rester sans prise en charge réelle pendant une semaine.
Sinon, organisons un week-end sur le Nièvre ou le lac Genin (pour les aindinois!) cela coûtera moins cher !! et demandera moins d'investissement personnel !!
Redéfinissons, chacun à notre poste, nos priorités mais toujours dans l'esprit du bien être de amis « handicapés » de la vie et la philosophie de départ de notre association.
Il faut impérativement remobiliser nos troupes faute de quoi, hormis les difficultés diverses habituelles, le raid n'a plus lieu d'être, le « club med » renaîtra de ses cendres... mais cela ne nous ressemble plus.
Bernard PONS














